Carnet de routes et de chemins

La Constellation des Intranquilles

La Fabrique

Photographie : © Gérard Fourel C’est là-bas, derrière le talus. Le talus n’est pas haut. Figurez-vous une vague bosse, ou plutôt une vague qui bossue à peine le paysage. La plaine est autour, champagne immense qui s’étend à perte de vue. A perte de vue, figurez-vous le, il n’y a rien. Pas un obstacle, pas un muret ni la moindre cabane. Un arbre, peut-être, un saule un peu plié qui résiste à tant de plaine, à tellement d’horizon que cet arbre-là, voyez-vous, pourrait être signalé sur une carte. Il mériterait d’être couché quelque part sur un registre des arbres qui résistent, et à l’inventaire de la résistance des arbres, celui-ci pourrait figurer en bonne place, oui, ces quelques branches, c

L'escalier

Photographie : © Gérard Fourel Elle a descendu les marches quatre à quatre. Sa jupe voltigeait, le drap noir aussi léger qu’un crépon de papier. Sa précipitation n’était ni feinte ni affolée. Son visage était lui-même pris dans ce mouvement. Personne n’aurait pu la reconnaître, d’autant que ses longues mèches noires recouvraient pour partie ses yeux. Et ce sont les yeux, n’est-ce pas, qui identifient la personne. Dans la grande maison, son pas dans l’escalier ne pouvait résonner. C’est à peine si elle touchait les marches. Sa main volait sur la rampe lourde au bois sombre ; ses doigts si fins glissaient dessus. Des plumes. Sa robe soudain gonflée comme un ballon et dans le mouvement qui suit

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