Une seule vie

on avance

on s’accomplit

au cœur même de l’œuvre brûlée

la main dans la fumée de l’aube

la ville remue comme une folle

dans notre poing fermé

on traverse l’incendie sans amertume

mais en vérité on ne sait plus

qui ouvre le livre des nuits

Qui est là ?

...

Anthony Burth

Actualité

Projections et festivals                                    

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La Promesse de Franco  - Un film de Marc Weymuller 

 

Sera présenté dans le cadre du 37ème festival du film documentaire DOK Fest München qui aura lieu à Munich du 4 au 15 Mai 2022, dans le cadre d'une rétrospective intitulée : "La longue ombre de Franco - Sur le récit du passé indicible".

Le mardi 10 Mai à 19h00 à l'Institut Cervantes.  Le vendredi 13 Mai à 20H30 au Filmmuseum.

A  lire...

Entretien avec Marc Weymuller

à propos du film "La Promesse de Franco"

par Jonathan Barkate et Claire Laguian  - Université Paris-Est-Marne-La- Vallée

Parutions récentes...                                          

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Dans les lignes de nos mains - Carnet 1 et 2 - Xavier Arpino - Le Tempestaire Editions 

Les n° 1 et 2 d'une série de carnets de bords où sont consignés plus de 20 années de photographie, explorant une forme de photo-journalisme poétique. Des regards croisés, des instants en suspens, des mots en pointillé. C'est un voyage intérieur dans lequel les lignes de nos mains sont conviées, car l’oeil qui s’y perd construit sa propre histoire, son propre voyage.

 

« En collectant ces images, petit à petit, je comprenais que la photographie que je faisais n'était pas thématique. Ce n'était ainsi pas pour raconter tel ou tel lieu, que j'observais à travers un oeilleton le monde et ses acteurs qui s'y présentaient, mais je cherchais plutôt à en enregistrer des signes, des occurrences... Tous ces miroirs qui reflètent une part de ce que nous sommes tous. »  X. Arpino

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Les Saisons d'Armonia - Armonia Priollet et Marc Weymuller - Le Tempestaire Editions 

Nous sommes donc partis en direction de la France au point du jour, à pied, à travers la montagne, par les chemins de bergers. Moi, j'étais très préoccupée par mon père et son problème de paralysie à la jambe droite. Il marchait avec une canne et j'avais peur qu'il ne puisse parvenir à avancer. Et il y avait aussi ces lingots qu'il devait porter pendant tout le passage des Pyrénées et qu'il n'aurait abandonnés pour rien au monde.

Nous avons marché, marché. J'avais treize ans et je sentais que j'avais perdu mon enfance. Je n'étais plus ni adulte, ni enfant.  J'étais le membre d'un convoi humain.